Afrique : Total tire son épingle du jeu en 2019 grâce à ses nouveaux projets sur le continent

Dans un contexte pétrolier et gazier difficile en 2019, Total est parvenu à afficher une forte résistance, porté par une production historique. Et ses projets angolais et nigérians y sont pour beaucoup.

Effondrés, les cours du pétrole (-10 %) l’an dernier, réduits à portion congrue, les prix européens du gaz (-38 %). Un contexte morose pour les majors du secteur qui ont accusé le coup lors de la publication des derniers résultats annuels. Le français Total, lui, s’en sort plutôt bien en raison d’une production record.

« C’est une année historique puisque le groupe passe les 3 millions de barils par jour en moyenne (3 Mbep/j) », s’est félicité Patrick Pouyanné, le PDG de Total, à l’occasion de la présentation des résultats du groupe, le 6 janvier. L’an dernier, la production d’hydrocarbures a bondi de 9 %, à 3,014 Mbep/j, contre 2,775 Mbep/j en 2018.

En cause, le démarrage de nouveaux projets en Australie (Ichthys) et en Norvège (Johan Sverdrup), mais surtout la montée en cadence de projets majeurs parmi lesquels Egina au Nigeria et Kaombo en Angola. Ces projets ont largement contribué à compenser les baisses de production, notamment liées à la fin de vie des champs matures.

La production du champ pétrolier offshore géant d’Egina, un champ pétrolier à fort potentiel, au large de Port Harcourt, au Nigeria, a officiellement démarré à la fin décembre. D’après Total, le projet a été réalisé pour un coût près de 10 % inférieur au budget initial (estimé autour de 16 milliards de dollars), soit une économie de plus d’un milliard de dollars.

Situé dans le bloc OML 130, il s’agit du deuxième développement réalisé sur ce bloc opéré par le groupe français, après celui d’Akpo en 2009, localisé à une vingtaine de kilomètres d’Egina, pour une production quotidienne de 175 000 barils. Celle d’Egina pourrait, elle, atteindre les 200 000 barils par jour (bpj) selon les experts de la compagnie.
Le projet angolais en eaux profondes de Kaombo, piloté par Total et situé sur le bloc 32, à quelque 260 km des côtes de Luanda, est quant à lui entré en production fin juillet 2018. Le premier des deux navires de production, Kaombo Norte, a commencé à extraire du pétrole brut logé à plus de 1 900 m de profondeur. Il doit atteindre progressivement les 115 000 barils par jour. Son jumeau, Kaombo Sul, qui doit produire les mêmes volumes, est arrivé sur site en novembre 2019 pour entrer en exploitation début 2019.

Mais en 2019, le géant des hydrocarbures a également sauvé les meubles grâce à de judicieuses opérations de croissance externe. Pour l’Afrique, l’acquisition réussie des actifs GNL (gaz naturel liquéfié) au Mozambique d’Anadarko en est l’exemple.

Pour près de 4 milliards d’euros, Total s’est emparé en septembre dernier des 26,5 % que détenait la compagnie Anadarko Petroleum dans le projet Mozambique LNG (gaz naturel liquéfié). Mozambique LNG, qui est le premier projet de mise en valeur de GNL en onshore du pays, devrait contribuer, tout comme l’exploitation du nouveau gisement découvert en Afrique du Sud par Total en février 2019, au développement de la production de gaz en Afrique de Total.

L’an dernier, le résultat net part du groupe de Total n’a perdu que 2 % par rapport à son exercice 2018 pour s’établir à 11,267 milliards de dollars.


SOURCE: Jeune Afrique

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